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De la passion à l’atelier : Mon histoire avec le verre

Installée à Belle Ile en Mer où j’ai le bonheur de vivre et de créer, je travaille le verre dans mon atelier entre ciel et mer. La nature et les lumières que m’offre mon île sont mes grandes sources d’inspiration.

Mon aventure a commencé en 2014 avec l’apprentissage des techniques de vitrail au plomb et de la méthode Tiffany, au sein d’une association.

 
Très vite, ma passion pour cette matière fascinante m’a conduite à approfondir mes connaissances au CERFAV (Moselle) et au Centre International du Vitrail à Chartres. J’y ai exploré les techniques du fusing, de la décoration sur verre ainsi que la peinture sur verre (grisaille et émaux).
La véritable révélation fut la découverte du travail au chalumeau qui me permet de filer le verre et de créer des perles lumineuses et colorées. Cette technique apprise en plusieurs formations à l’Age du Verre (Morbihan) m’offre une liberté créative inégalée.
Le verre de Murano mondialement réputé offre des possibilités infinies lorsqu’il fusionne dans le flamme. La matière et le feu ne font plus qu’un, le savoir-faire ancestral entre en jeu, chaque geste est précis et la magie commence.

Quelques informations techniques pour vous expliquer mon travail :

Le verre de Murano fait partie des verres sodocalciques dit « doux » car ils fondent plus vite dans la flamme qu’une autre variété de verre dit borosiclate.

La technique du filage de verre consiste à faire fondre des baguettes de verre au moyen d’un chalumeau en y apportant de l’oxygène au moyen d’un oxy concentrateur. Je peux à ce moment modeler mon verre pour en faire des petites sculptures ou des bijoux comme des cabochons.

Le processus créatif d’une perle en verre Murano

Pour créer une perle, je travaille le verre en fusion autour d’un mandrin, soit une tige en inox, revêtu de séparateur afin que verre n’y adhère pas. Le mandrin devra sans cesse être en rotation dans la flamme pour que la perle reste bien ronde et que le verre ne tombe pas. Je dois également jouer avec la hauteur de la flamme puisqu’à la base du chalumeau elle atteint 1 200 ° alors qu’en haut de la flamme la température descend aux environs de 500 °.

Le travail au feu terminé, je le place dans un four de recuisson à 480°. Selon une courbe de température bien spécifique, la matière recuit et refroidit lentement par paliers jusqu’à complet refroidissement. Ce processus permet d’éliminer toutes les tensions et assure le solidité de la pièce.
Aussi, ce n’est que le lendemain matin que je ne pourrai récupérer mes créations.

La troisième étape est celle du nettoyage. Il s’agit en effet de dégager la perle du mandrin et de nettoyer le séparateur qui est resté au milieu de la perle.

Après ce travail, je procéderai alors à l’assemblage des pièces qui une fois terminées, vous seront suggérées sur mon site.